Retour de nos experts présents au salon Viva Tech 2024

Alors qu’aujourd’hui 26% des entreprises françaises de 1000+ collaborateurs déclarent avoir activement déployé de l’IA dans leurs activités, il n’en reste pas moins des enjeux majeurs auxquels les entreprises sont confrontés.

En effet, ces enjeux de sécurité, de gouvernance, de fiabilité, d’éthique et de consommation énergétique étaient au cœur du salon Viva Tech qui s’est tenu du 22 au 25 mai 2024 au parc des expositions de Porte de Versailles.

⭐ Découvrez les retours de nos experts sur les conférences et les stands les plus marquants du salon Viva Tech. 🚀

Des entreprises de divers horizons ont partagé leur vision du futur de l’IA et de l’IA générative, ainsi que l’apport de ces nouvelles technologies dans leur secteur.

L’hyper personnalisation et une expérience client améliorée pourraient devenir la norme de demain dans les campagnes publicitaires, la mode et le e-commerce. Les organismes financiers améliorent les contrôles antifraudes pour mieux protéger les clients. Par ailleurs, la réduction des coûts sur des tâches à faible valeur ajoutée permet aux banques, à la mode et au e-commerce de concentrer les talents sur des activités à forte créativité et valeur ajoutée.

Selon Adobe et Sephora, la créativité devient un produit essentiel à développer et à amplifier, soutenue par les apports de l’IA générative.

Sephora a mis en place le programme “smart people doing stupid things” pour identifier et éliminer les processus qui mobilisent inutilement les personnes intelligentes, les redéployant là où leur valeur est maximisée.

L’humain reste donc central, un enjeu sociétal majeur que le gouvernement français et Microsoft adressent en visant à former 1 million de Français à l’IA d’ici 2030. Cela permettra de rester un acteur majeur et de capitaliser sur ce domaine en pleine croissance. IBM et EDF prévoient d’orienter cette croissance technologique vers des solutions moins énergivores, comme le calcul quantique, pour respecter les ambitions énergétiques mondiales.

Des entreprises de tous horizons ont pu partager leur vision du futur de l’IA et de l’IA Gen et l’apport de ces nouvelles technologies dans leur secteur.

  • Lors de la session 1 “AI, Media and the Peril of Democracies”, Mathias Döpfner (CEO & Chairman d’Axel Springer SE) et Thierry Breton (Commissaire européen au marché intérieur) ont discuté des défis de l’IA et des médias pour la démocratie.

Thierry Breton a souligné la nécessité pour les États-Unis d’adopter de nouvelles réglementations technologiques, afin de créer un marché numérique harmonisé et bénéfique pour tous. L’Union européenne est en avance avec des lois comme la DMA et la réglementation sur l’IA, visant à réguler les grandes entreprises technologiques et à protéger les utilisateurs.

  • Lors de la session 2, “What the Future of Commerce Holds”, Guillaume Motte (Président & CEO de SEPHORA) et Enrique Martinez (CEO de FNAC DARTY) ont discuté de l’avenir du commerce

 Ils ont mis en avant l’importance des écosystèmes numériques interconnectés qui redéfiniront les expériences d’achat. La personnalisation poussée par l’IA et les vitrines virtuelles fusionneront les mondes physique et digital, tandis que l’IA et l’analyse des données révolutionneront le marketing personnalisé.

  • Enfin, la session 3“How Tech Transforms Finance and Banking” a exploré les innovations et les enjeux actuels du secteur financier.

Les intervenants, Marie Benoite Baroin (Microsoft), Anette Burgdorf, (journaliste européenne), Laurent David (BNP Paribas), et Antoine Rostand (Kayrros), ont exploré comment la technologie redéfinit les solutions financières, innove le secteur bancaire et améliore l’expérience client tout en optimisant les opérations et en réduisant les coûts.

La session a conclu sur l’importance de l’acceptation de l’IA et des nouvelles technologies dans le secteur financier, soulignant que pour être efficaces, ces technologies doivent être acceptées et utilisées par les professionnels du secteur.

La nécessité de protéger les données des clients, d’assurer la transparence et de garantir la sécurité des nouvelles technologies a été également mise en avant comme des défis cruciaux à relever pour l’avenir du secteur financier.

Stand de Suez : L’IA qui reconnaît les déchets

Ce qui a particulièrement marqué sur ce stand est l’utilisation de l’intelligence artificielle pour mesurer la qualité du tri en temps réel.

Ce système caractérise automatiquement les types de déchets, améliorant ainsi l’efficacité du recyclage et la gestion des déchets.

De plus, une alarme visuelle s’allume lorsque des types de déchets incompatibles se retrouvent sur le même tapis de tri, permettant une intervention rapide pour corriger les erreurs et maintenir la qualité du tri.

 

 

Stand d’Artpoint : La technologie au service de l’art

Artpoint combine art et technologie pour renforcer l’attractivité des lieux de travail grâce à des expériences artistiques vivantes. Leur catalogue de milliers d’œuvres permet des expositions sur mesure et la co-création avec des artistes utilisant l’IA générative.

Ce concept innovant transforme les espaces de travail en lieux inspirants et créatifs.

 

 

 

 

Stand de Touch2see : Les Matchs Accessibles pour les Déficients Visuels

Touch2see a présenté une tablette interactive révolutionnaire pour rendre les matchs accessibles aux personnes déficientes visuelles.

L’interface tactile et audio de cette tablette permet de suivre le match grâce à un curseur magnétique qui reproduit en temps réel la position du ballon.

Les vibrations traduisent l’intensité du jeu, offrant une expérience immersive unique.

Le salon Viva Technology 2024 a été une expérience enrichissante pour nos experts, leur offrant un aperçu des dernières innovations et des défis technologiques actuels.

L’IA est une source de croissance et de valeur évidente qui soulève des enjeux à la hauteur de l’impact futur sur nos quotidiens. Elle ne cesse de progresser et d’évoluer mais pas à n’importe quel prix, qu’il soit direct ou indirect à travers des conséquences annexes comme l’augmentation du trafic vidéo sur le web.

Ces enjeux énergétiques, sociétaux et réglementaires doivent être pris en compte le plus tôt possible car, comme le dit l’adage “il vaut mieux prévenir que guérir”.